Chapitre 17/24 : Quand la tension monte…

Nous approchions tout doucement du 23 décembre et les Lapins répétaient leurs morceaux de musique encore et encore. Si le fait de travailler assidûment était leur lot quotidien, le stress montant et l’angoisse de la fausse note étaient des sensations inédites. Seuls quelques uns d’entre eux avaient déjà eu la chance de se produire sur scène mais cette fois, toute la famille allait s’unir en musique devant un public. La joie de ce projet s’était transformée en effervescence puis en peur.

Les plus jeunes ne cessaient de se disputer, ils ne savaient pas encore à leur âge comment dompter ces nouveaux sentiments d’anxiété de ne pas être à la hauteur.

Grand-père Lapin regardait tout ça avec un sourire en coin. Il se remémora ses premières prestations, le morceaux que l’on maîtrise à la perfection, que l’on joue sans relâche, à tel point que soudain de nouvelles fautes apparaissent. Les notes deviennent brouillonnes, le rythme se fait irrégulier, et il est temps d’arrêter de jouer et de respirer, de se concentrer pour donner le meilleur.

Grand-père Lapin sait que tous feront de leur mieux, il y aura sans doute des fausses notes, des disharmonies, mais au fond qu’importe ? Sa grande sagesse lui avait appris à retenir l’essentiel. 

Et l’essentiel était là, ses enfants sourire aux lèvres, cette mélodie qu’il avait créé et que tous chantonnaient, sifflaient. 

Il y avait aussi Bébé Lapin. Grand père lui avait donné l’honneur de présenter le spectacle, de nommer les musiciens. Lui qui aimait les mots, il aurait la chance de s’adresser au public, de leur raconter une anecdote. Même s’il ne participait pas au concert en tant que joueur de flûte ou de guitare, même si le tambourin familial n’avait pas eu le succès attendu, le petit dernier tiendrait un rôle dans ce concert. 

Tout à coup, il entendit des cris de joie dans le salon et descendit les escaliers précautionneusement. Tous les petits Lapins étaient agglutinés autour d’un carton déposé un peu plus tôt dans la boîte aux lettres. Lorsqu’il s’approcha, il ne put retenir, lui aussi un cri de surprise. Devant lui se trouvaient les plus jolis costumes qu’il n’avait jamais vu. Il y en avait de toutes les couleurs dans de magnifiques étoffes et de toutes les tailles, des chapeaux avec les ouvertures prévues pour les oreilles. Toutes étaient brodées avec du fil d’argent et une grande méticulosité. 

Et dessus, une petite carte, écrite des pattes délicates d’une petite Souris… 

Merci pour cette belle idée de concert, 

Nous nous réjouissons déjà…

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