Chapitre 2/24 – De fil en aiguille

Comme tous les jours, la famille Souris avait un planning bien rempli. Cette famille nombreuse logeait dans une jolie maisonnette en face du terrier de Monsieur et Madame Marmotte. Il y avait Grand-mère et Grand-père Souris, Maman et Papa Souris, les 12 enfants, les cousins, cousines, oncles, tantes et neveux. Il régnait dans chaque petite pièce une activité permanente.

Car, ce que vous ne savez pas, c’est que cette grande famille était en vérité une véritable entreprise !

Depuis plusieurs générations, la famille Souris faisait prospérer « Fil en aiguille », une entreprise de confection qui fournissait tous les villages alentour ! Ainsi, à des kilomètres à la ronde, chaque habitant de la montagne portait les chaussettes, pyjamas, manteaux cousus par les petites pattes de délicates petites souris.

Aujourd’hui était un jour spécial. En ce 2 décembre, il fallait penser à Noël et redoubler d’efforts pour que chacun puisse trouver sous son sapin une nouvelle étole ou une paire de moufles. La maisonnée était sens dessus dessous. Tout le monde parlait à tort et à travers mais personne ne s’écoutait, trop occupé à découper des patrons de papier, surfiler, repasser, assembler.

Les enfants participaient comme ils pouvaient, certains montaient au grenier chercher les cartons de tissus, d’autres démêlaient de grosses bobines de fil. Ils auraient préféré gambader dehors et profiter des premiers flocons, malheureusement Maman Souris avait toujours une mission à leur confier. Alors pendant leur tâche, ils rêvaient à la veillée de Noël, à cette soirée particulière où personne ne travaillerait. Ils espéraient trouver sous l’arbre de Noël un peu de temps à partager avec leur famille.

Dans un coin de la pièce, on pouvait voir des robes, des nappes, des draps flambant neufs, prêts à être soigneusement emballés dans du papier étoilé. Les nuits étaient réservées aux livraisons, la famille Souris gérait donc ses petites affaires de A à Z et en était très fière.

Mais parfois, cette responsabilité pesait lourd sur leurs frêles épaules, et le temps d’une seconde, l’un ou l’autre se prenait à rêver à plus de légèreté.

C’est dans ces moments là qu’il leur arrivait d’ouvrir la fenêtre et de laisser s’engouffrer dans la pièce un air froid revigorant ainsi que les notes de musique lointaines de la famille Lapins…

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