Les Victorieuses ; Laetitia Colombani

Publié en 2019; Grasset

Résumé: Happée depuis des années par sa carrière d’avocate, et suite à un événement douloureux, Solène craque, et plonge dans une profonde dépression. Pour sortir la tête de l’eau, son psy lui propose de s’engager dans du bénévolat. Elle répond ainsi à une petite annonce, et devient écrivain public au Palais de la Femme, au cœur de Paris. Elle y rencontre des femmes aux parcours de vie marqués par les violences, les séparations, la pauvreté, l’abandon, et se confronte à la misère sociale. Elle peine d’abord à y trouver sa place, puis tisse petit à petit des liens de plus en plus forts qui vont lui permettre d’aller de l’avant. En parallèle, on suit le parcours de Blanche Peyron (qui a vraiment existé), qui dédia sa vie à l’Armée du Salut. Révoltée face aux inégalités sociales face auxquelles les femmes sont les plus vulnérables, elle se bat pour ouvrir ce Palais de la Femme en 1926.

Critique: 2h30 de train, de la première à la dernière page: c’est un livre, court, qui se lit vite, facilement, trop, certainement. Nous avions aimé La Tresse (critique ici), mais dans ce second roman, Laetitia Colombani tombe dans les mêmes travers de facilité, et avec moins de finesse, l’effet de surprise en moins certainement aussi. Aussi, malgré une idée initiale plutôt intéressante, on se prend les pieds dans trop de portes ouvertes enfoncées, trop de bons sentiments mièvres, trop de grosses ficelles. Trop de tout ça, et pas assez de contenu, de fond, de témoignages, d’émotions, ni de précisions historiques. Des portraits balayés à trop gros traits, qui font des femmes rencontrées Solène des personnages trop secondaires. Dommage, ce seraient elles les véritables héroïnes qu’on a envie de découvrir. La fin est connue d’avance, dès les premières pages. On passe à côté de la véritable enquête sociale, et on survole un vrai sujet de société: la vulnérabilité des femmes face à la misère, la fuite, la solitude. Et c’est dommage (j’ai déjà dit « dommage »?). D’autant que l’auteur semble d’être impliquée, renseignée. L’idée est louable, mais l’enjeu ne semble pas assumé: un livre pas assez ambitieux, et qui par conséquent, déçoit.

Note: 5/10
Anne-Sophie

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