L’Énigme de la chambre 622 ; Joël Dicker

Éditions De Fallois ; 2020

Résumé :

Joël Dicker reprend la formule qui avait fait le succès du formidable « La Vérité sur l’affaire Harry Québert » : l’oscillation entre récit au présent avec la réouverture d’une enquête sur un fait passé non-résolu, et la plongée dans ce passé. En l’occurrence un meurtre survenu 15 ans plus tôt dans le Palace de Verbier lors du « Grand week-end » organisé par la banque Ebezner. Week-end lors duquel devait être annoncé le nom du futur président de la banque. Macaire Ebezner, héritier filial, Lev Levovitch, le jeune prodige parti de rien, Jan-Bénédict Hansen, élu au conseil de la Banque, mais aussi Anastasia la femme de Macaire, sont les personnages principaux de cette affaire et du roman. On n’apprend que tardivement le nom de la personne assassinée, mais au fur et à mesure on découvre les liens entre tous les personnages, qui auraient chacun de bonnes raisons de sortir de leur gonds lors de cette fameuse soirée.

Critique :

L’intrigue capte rapidement notre attention: les personnages sont variés et intéressants, l’écriture fluide, le suspens calibré pour qu’à chaque fin de chapitre on veuille prolonger la lecture. Mais à trop vouloir maintenir le flou, l’auteur nous perd un peu: on n’apprend que tardivement le nom de la victime, et ce suspens artificiel n’apporte pas grand chose au roman. Le personnage d’Anastasia ne connait pas un destin à la hauteur des attentes que l’on nourrit vis à vis du personnage : un côté « tout ça pour ça » pour ce personnage finalement un peu potiche, qui subit ce qui lui arrive sans jamais être réellement actrice. Comme dans Harry Québert finalement, les femmes sont des prétextes, pas des personnages réellement principaux. Bref, ceci étant dit, les rebondissements finaux sont par contre audacieux, orignaux tout en restant crédibles. Je n’ai par contre pas du tout aimé les passages sur le « présent » où Joël Dicker parle à la première personne et digresse allègrement sur son éditeur décédé peu de temps auparavant, Bernard de Fallois. Cela n’a aucun lien avec le roman, et je n’ai vraiment pas compris l’intérêt de ces passages là, qui sont à mes yeux clairement en trop, et nuisent du coup au roman tout entier. Dommage.

Ma note: 7/10

Anne-Sophie

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