Toutes les villes de ma vie – 1/3

Pour quelques jours, quelques mois, quelques années, il est des villes que j’ai tant aimées. Et d’autres dont j’espère un jour fouler les pavés.

  1. Villes que j’aime, j’aimais, que j’aimerai.

Au moment de m’expatrier un an à l’étranger, c’est vers l’Allemagne que je me suis tournée. La belle Berlin me fit d’abord de l’œil, mais elle me parut trop vaste, et j’eus peur de m’y perdre. Un heureux hasard mis sur ma route LEIPZIG la discrète, méconnue, sous-estimée. Je parcourus ses rues à toutes heures, des matinées de cours à de folles soirées, et ses parcs pour y chantonner. Tout était possible alors : j’y vécu une année d’absolue liberté. Sa tolérance, son ouverture, son accessibilité me séduirent tout à fait. Et 10 ans après, l’étincelle Erasmus s’étant pourtant calmée, le charme opère toujours.

En allant voir à l’Est si j’y étais, j’eus le plaisir et l’excitation de me confronter à la majestueuse MOSCOU. Pourtant froide, humide, et chère, elle m’offrit mon premier contact avec la culture russe et me happa littéralement. Je m’immisçais dans ses grandes avenues, son métro, fut émue sur la Place Rouge, mais déçue par le Kremlin. Moscou pourtant rude et bling-bling était si belle et fière que je ne pouvais que succomber.

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yangoonClôturant mes pérégrinations birmanes, YANGOON fut une halte douillette et chaleureuse, après des semaines de poussières et de viande bouillie. Elle m’offrit l’effervescence de sa modernité, alliée à celle de l’alléchante cuisine des rues, le calme de ses parcs et une même une séance de cinéma. Fausse capitale, elle est La véritable grand ville de Birmanie, mais sans se mettre de pression politico-bureaucratique. Elle m’offrit une halte de détente bien appréciable. Les pays ne sont pas que des cartes postales pittoresques et exotiques. La jeunesse birmane, comme ailleurs, aime le cinéma, la mode et la junk-food, et Yangoon lui offre bien.

Piste cyclable le long du fleuve, VIENTIANE m’a réchauffé le cœur. Elle est si mignonne la capitale du Laos, si paisible et si douce. L’empreinte française est encore bien visible: je me régalais entre-autres d’une viennoiserie « comme chez nous » qui fut un agréable réconfort culinaire. Le soleil rouge se couchait sur le Mékong et l’air était doux. Même l’aller-retour en bus vers la frontière pour refaire mon visa se fit en douceur. J’aurai pu rester à Vientiane, quelques semaines ou plus car je m’y suis sentie chez moi.

Son nom évoque une époque révolue de liberté, d’appel de la route et revêt aussi un côté mystique. Pourtant KATMANDOU est bien réelle et ne s’endort pas sur l’image d’Épinal qu’on pourrait lui coller. D’ailleurs, peu lui importe. Elle bouillonne, klaxonne, s’étend et s’étouffe parfois, juste avant la mousson ou pendant les célébrations religieuses. Je me souviendrai de ce sentiment qui m’a remplie lors du trajet entre l’aéroport et notre guesthouse : « it’s good to be back ». Respirer les odeurs d’encens, entendre le vacarme des klaxons, les chants de prières, croiser des moines, sentir l’odeur des chowmeins qui cuisent dans la poêle.. Percer un peu de ces mystères, lors de soirées à refaire les monde sur les toits ou de ces chants entendus en boucle, apprendre à y trouver des repères quand tous les nôtres sont bouleversés. Y prendre des habitudes, retrouves des amis. Katmandou je pense souvent à toi et tu me manques. Je sais que je te reverrais et que tu m’accueilleras à nouveau dans ton tumulte, ta pollution, tes dédales de ruelles, ta chaleur humaine, et ton énergie.

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La plus belle d’entre toutes sûrement: SÉVILLE, la belle andalouse, me désarçonna. Je m’attendais à ce qu’elle me plaise mais ce fût bien plus que ça: elle me subjugua. Malgré ses 40° à l’ombre, je la parcourue avec avidité et sans préméditation. Je restais bouche-béé en arrivant Place d’Espagne. Je n’avais jamais vue plus belle place de ma vie. J’y assistais à une démonstration de flamenco qui rajouta une couche à mon émerveillement. Touristique certes mais sans en être asphyxiée, peut-être du fait de la période caniculaire qu’y est le mois de juin. L’Andalousie reste pour moi un pays de merveilles encore mystérieux où j’espère me ré-aventurer.

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30725842_10156271278561054_5416137816784502784_nA l’occasion d’une visite à des amis puis entre copines, je redécouvris LONDRES. Déambulant à pieds ou à vélo, je pris conscience de la diversité de ses quartiers, et des multiples ambiances qui la font vivre et vibrer. Elle m’offrit tant de ravissements et de divertissements que j’en oubliais le coût exorbitant de sa vie. Quel plaisir que de profiter d’un « afternoon tea », de s’émerveiller devant un « musical », de flâner dans ses parcs, de s’amuser de la famille royale.. de voir tout ce qu’une ville a à offrir et qu’il reste tant à découvrir!

Et bien sur il y a STRASBOURG, qui vaudrait à elle seule que je lui consacre des pages et des pages. Notre histoire d’amour dure depuis 2005 et n’est pas prête de s’arrêter. Elle m’a vu grandir, étudier, travailler, douter, pleurer, aimer, faire la fête, refaire le monde et j’en passe et des meilleurs. Je l’ai parcourue dans tous les sens, et ai habité dans une dizaine d’appartements éparpillés dans ses quartiers. Chacun d’eux est lié à une partie de ma vie. Première ville cyclable de France, c’est pour moi sa qualité première, juste devant sa proximité immédiate avec ce pays merveilleux qu’est l’Allemagne. Cyclable donc, européenne aussi, et si vivante. Dans son offre culturelle, variée et accessible, ses événements, ses petits resto et grandes institutions. Ne manqueraient à mes yeux que quelques lieux pour danser et chanter toute la nuit. Strasbourg si chaleureuse avec ses ruelles étroites, et son centre-ville condensé qui nous rapproche les uns des autres. J’aime cette bulle, cet aspect village dans lequel on se sent si bien. Ma ville est merveilleuse et je n’en changerai – pour le moment – pour rien au monde.

Anne-Sophie

– Photos personnelles –

A venir:

2/3 : Un jour j’irai là-bas

3/3 : Ces villes là ne m’ont pas plus, n’en parlons plus?

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