6/24. « Oh grand Saint Nicolas patron des écoliers »

« Oh grand Saint Nicolas patron des écoliers »

Cette comptine, ritournelle, résonnait régulièrement en ce début de mois de décembre. Dans l’Est de la France où nous habitons, les traditions de Noël bénéficient d’une ferveur toute particulière. Ainsi, si partout ailleurs Santa Claus s’est transformé en « Père Noël », et se présente sous la forme d’un bonhomme joufflu vêtu de rouge et de blanc, de notre côté, nous continuons également à célébrer, chaque 6 décembre, sa version initiale : Saint Nicolas.

Certes, l’histoire de base est quelque peu sordide: « Il était trois petits enfants, qui s’en allaient glaner aux champs… » et qui finissent découpés en morceaux, et enfermés dans le saloir d’un vilain boucher, avant que Saint Nicolas ne les délivre. Bon, on en retiendra surtout que Saint Nicolas en devient la patron des enfants. Aussi, est-il courant dans les écoles d’Alsace et de Moselle, qu’il vienne rendre visite aux enfants à l’école, ou que soit organisé un défilé lors duquel il jette des bonbons aux enfants. Il est toujours accompagné de son vilain homologue, le Père Fouettard, ou « Hans Trapp » pour les Alsaciens, qui vient punir les enfants qui n’ont pas été sages. Haut lieu de festivités et retrouvailles en tous genres pour les enfants des villages, je me souviens de ces après-midi gris, à courir pour attraper les bonbons, à ramper pour récupérer ceux tombés par terre. Et à grimacer aussi devant le pain d’épice recouvert de glaçage qu’on nous remettait à l’école.

Mais j’aimais aussi la magie feutrée des matinées du 6 décembre. Quand nous descendions doucement dans le salon, et que trônaient sur la cheminée : un chocolat et un petit cadeau. Souvent un livre, souvent les derniers tomes de Harry Potter qui sortaient stratégiquement à cette période de l’année. Quand nous étions petits, nous ajoutions une carotte et un verre d’eau « pour l’âne ». Quelle joie de les voir « croqué » et « bu » lors de notre descente matinale !

J’ai toujours aimé cette fête là. Elle a le charme particulier de l’authencité de la tradition. Elle n’est pas dévoyée, elle reste un peu secrète, dans les foyers, dans les villages de l’Est, comme un privilège qu’on aurait su préserver (en plus de nos jours fériés supplémentaires, et plus subtile).

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Anne-Sophie

 

 

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