1000 Femmes blanches – Jim Fergus

Publié en 1998

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Pour échapper à l’asile psychiatrique où elle a été internée de force pour avoir osé aimer un homme en dehors de sa condition, May Dodd se porte volontaire pour un programme secret porté par le gouvernement américain. Pour négocier la paix et préparer un avenir soi-disant pacifique en unissant leurs peuples, les Cheyennes ont demandé au gouvernement 1000 femmes blanches, en échange de 1000 chevaux. Ce roman est basé sur les récits – fictifs – que consigne May dans des carnets: son voyage, ses rencontres, son intégration et sa vie au sein du peuple Cheyenne. A des années lumière de la civilisation qui l’a vue grandir, et qui l’a détruite, elle redécouvre à un mode de vie connecté à la nature, s’étonne de son mode de vie très codifié, s’enthousiasme de ce peuple décrit comme « sauvage » mais dont elle découvre les richesses culturelles et les valeurs humaines, où et se heurte aussi parfois à des rituels et traditions qui la choquent. Enfin, elle assiste impuissante à l’agonie de ce peuple, écrasé par la violence de l' »Homme blanc », incapable de tenir ses promesses et aveuglé par sa soif de domination et de richesse.

Critique

J’attendais beaucoup de ce livre, son pitch m’ayant vraiment mis l’eau à l’eau à la bouche, avec tous les ingrédients que j’aime: un fond historique, et l’immersion dans une civilisation méconnue, réelle et passionnante. Le fait est que j’ai au final tout de même été déçue. Bien sur l’intrigue est passionnante, et la description faite du mode de vie des Cheyennes et de cette période charnière dans l’histoire des États-Unis parait réaliste et s’avère donc vraiment intéressante. De plus, ce livre-témoignage, de par le regard bienveillant de ses héroïnes, incite à l’ouverture et la tolérance face à la différence culturelle, alors que l’intrigue elle-même dénonce la violence de l’Histoire et cette capacité terrible qu’a l’Homme à vouloir dominer et à écraser son prochain dès lors qu’il vit d’une manière différente et ne se soumet pas à son pouvoir. Histoire terrible que celle de la colonisation et des civilisations bafouées, et détruites, de l’anéantissement des peuples autochtones, qui ont vu leurs terres ancestrales devenir enjeu de pouvoir et de domination, pour se trouver relégués dans des « réserves » réduites à peu de chagrin. Mais le reste du roman se révèle à mes yeux un peu branlant: les personnages sont caricaturaux (May est agaçante à force d’être si parfaite), et l’écriture parfois lourdaude sur les descriptions. Cela reste un bon livre, à défaut d’être un excellent livre !

Note: 8/10

Anne-Sophie

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